[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Annie Suzanne Girardot, née le 25 octobre 1931 à Paris 10e, est une actrice française.
BiographieAnnie Girardot suit des études d'infirmière à Caen.
Élève au conservatoire de la rue Blanche (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) dès 1949, Annie Girardot fait, parallèlement, des apparitions, le soir, dans des cabarets (La Rose Rouge, à Montmartre, sous le nom d'Annie Girard, ou au Lapin agile...) et participe à des revues telles Dugudu avec la troupe de Robert Dhéry.
En juillet 1954, elle sort du Conservatoire national supérieur d'art dramatique avec deux prix et est engagée peu après à la Comédie-Française. Son interprétation de La Machine à écrire, en 1956, aux côtés de Robert Hirsch, est particulièrement remarquée par Jean Cocteau qui voit en elle « le plus beau tempérament dramatique de l'après-guerre ».
Le 20 septembre 2006, on apprend par son avocat Me Emmanuel Asmar, chargé de ses intérêts, qu'elle est atteinte de la maladie d'Alzheimer, ce que confirme l'édition du 21 septembre de l'hebdomadaire Paris Match, dans lequel la petite-fille de l'actrice et sa fille, Giulia Salvatori, révèlent sa maladie.
Depuis 2008, elle vit dans une maison médicalisée de Paris.
En 2010, dans une déclaration médiatique dans le cadre de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, sa fille déclare qu'elle ne se souvient plus d'avoir été actrice, suite à la maladie dont elle souffre depuis plusieurs années désormais. Elle déclare : “Si j’ai un message à faire passer, c’est de ne plus essayer de rencontrer Annie Girardot, d’avoir une dernière photo… Si vous avez aimé maman, surtout, il faut lui foutre la paix, garder d’elle une belle image.
CarrièreSes premières apparitions au cinéma sont moins éclatantes, dans des films sans ambitions, mais elle tient remarquablement tête à Jean Gabin dans deux bonnes séries noires : Le rouge est mis et Maigret tend un piège.
Elle démissionne finalement du Français à contrecœur pour se consacrer entièrement au cinéma. Mais, sur les planches, elle sera encore dirigée par Luchino Visconti pour Deux sur la balançoire aux côtés de Jean Marais.
Annie tente l'aventure (malheureuse) de spectacles musicaux Le Jour de la tortue ou Revue et corrigée conçu et mis en scène par Bob Decout sur des musiques de Catherine Lara.
Elle connaît un triomphe, en 1974, avec Madame Marguerite, qui devint son rôle fétiche et préféré, qu'elle reprend régulièrement jusqu'en 2002.
Au cinéma, elle est l'actrice française la plus populaire des années 1970, alternant comédies et mélodrames, n'hésitant pas, à l'occasion, à aider de jeunes cinéastes à tourner leur premier film. Grâce à elle, et à Philippe Noiret, surgit l'une des comédies les plus insolites et les plus réussies de cette époque, La Vieille Fille, en 1971, signée Jean-Pierre Blanc.
De Vivre pour vivre en 1967 à On a volé la cuisse de Jupiter en 1980, Annie Girardot a réussi grâce à sa remarquable interprétation de « femme normale et populaire » à imposer vingt films millionnaires aux box-office. D'ailleurs, à cette époque, à chaque sortie d'un nouveau film, on allait voir « La Girardot » au cinéma.
Elle reçoit d'ailleurs en 1977, le César de la meilleure actrice pour Docteur Françoise Gailland. Mais, ayant tourné avec les grands anciens dans les années 1960 (Marcel Carné, Jean Delannoy, Grangier...), les cinéastes les plus novateurs ne s'intéressent guère à elle. François Truffaut lui écrit même une lettre désavouant la façon, très démagogique, dit-il, avec laquelle André Cayatte a traité « l'affaire Gabrielle Russier » dans Mourir d'aimer, l'histoire d'un jeune garçon amoureux de son professeur Gabrielle Russier qui sera accusée de détournement de mineur avant de se donner la mort. Ce rôle resta cependant comme l'un des plus marquants de la comédienne, lui assurant même une reconnaissance internationale (Ce thème sera aussi abordé par Charles Aznavour dans la chanson Mourir d'aimer).
Sa gouaille fut souvent au service de films mettant en avant les femmes et le féminisme, et elle incarne, naïvement, cette cause en interprétant une série de rôles qui jouent sur le décalage de personnages assumant des métiers d'ordinaire réservés aux hommes : médecin, chauffeur de taxi, reporter-photographe, commissaire de police...
Après une traversée du désert de plusieurs années, l'obtention en 1996 du César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Les Misérables de Claude Lelouch lui permet de retrouver sa place parmi les acteurs de cinéma, de théâtre mais aussi de télévision. En 2002, elle gagne le même César pour son interprétation de mère étouffante dans La Pianiste de Michael Haneke.
Elle publie en 2007, avec le journaliste Jean-Michel Caradec'h, une biographie intitulée La Mémoire de ma mère (Éd.Michel Lafon), où elle consigne les souvenirs de sa mère. Dans le film "Je préfère qu'on reste amis..." elle interprète une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer.
Le 21 septembre 2008, TF1 diffuse Annie Girardot, Ainsi va la vie, un film documentaire de Nicolas Baulieu filmant huit mois de sa vie avec la voix de Claire Keim. On y découvre sa vision du passé et les effets de la maladie.
Vie privéeElle s'est mariée le 6 janvier 1962 avec Renato Salvatori, son partenaire dans Rocco et ses frères, jusqu'à la mort de ce dernier le 27 mars 1988. Ensemble, ils ont eu une fille, Giulia, née à Rome le 5 juillet 1962.
Elle eut une liaison avec l'acteur français Bernard Fresson.
FilmographieAnnées 50 * 1950 : Pigalle, Saint-Germain-des-Prés d' André Berthomieu : Figuration
* 1950 : ...Sans laisser d'adresse de Jean-Paul Le Chanois : Apparition en jeune femme demandant si le taxi est libre
* 1955 : Treize à table d' André Hunebelle : Véronique Chambon
* 1956 : L'Homme aux clés d'or de Léo Joannon : Gisèle
* 1956 : Reproduction interdite ou Meurtre à Montmartre de Gilles Grangier : Viviana
* 1956 : Le Pays d'où je viens de Marcel Carné : Apparition
* 1957 : Le rouge est mis de Gilles Grangier : Hélène, l'amie de Pierre
* 1957 : L'Amour est en jeu ou Ma femme, mon gosse et moi de Marc Allégret : Marie-Blanche Fayard
* 1957 : Maigret tend un piège de Jean Delannoy : Yvonne Maurin, la femme de Marcel
* 1958 : Le Désert de Pigalle de Léo Joannon : Josy
* 1959 : La Corde raide de Jean-Charles Dudrumet : Cora
Années 60 * 1960 : Recours en grâce de László Benedek : Lilla
* 1960 : La Française et l'Amour de Christian-Jaque, sketch : Le Divorce : Danielle, la femme de Michel
* 1960 : Rocco et ses frères (Rocco e i suoi fratelli) de Luchino Visconti : Nadia
* 1961 : La Proie pour l'ombre d'Alexandre Astruc : Anna
* 1961 : Les Amours célèbres de Michel Boisrond, sketch : Les Comédiennes : Mlle Duchesnois
* 1961 : Le Rendez-vous de Jean Delannoy : Madeleine
* 1961 : Le Bateau d'Émile (Le Homard flambé) de Denys de La Patellière : Fernande
* 1961 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury, sketch : L'Affaire Fenayrou : Gabrielle Fenayrou
* 1961 : 21, rue Blanche de Quinto Albicocco : la narratrice du film
* 1962 : Smog de Franco Rossi
* 1962 : Le Vice et la vertu de Roger Vadim : Juliette Morand, « le vice »
* 1962 : Pourquoi Paris ? de Denys de La Patellière
* 1963 : Le Jour le plus court (Il giorno piu corto) de Bruno Corbucci (inédit) : L'infirmière
* 1963 : Les Camarades (I compagni) de Mario Monicelli : Niobe
* 1963 : Les hors la loi du mariage (I Fuorilegge del matrimonio) des frères Taviani et Valentino Orsini : Margherita
* 1963 : Le Mari de la femme à barbe (La donna scimmia) de Marco Ferreri : Maria
* 1963 : L'Autre Femme de François Villiers : Agnès Denis
* 1964 : La Bonne Soupe de Robert Thomas : Marie-Paule (2)
* 1964 : La Ragazza in prestito d'Alfredo Giannetti
* 1964 : Un monsieur de compagnie de Philippe de Broca : Clara
* 1964 : Ah ! Les belles familles (Le belle famiglie) de Ugo Gregoretti, sketch : Il principe d'azzuro : Maria
* 1964 : Une volonté de mourir (Una voglia da morire) de Duccio Tessari
* 1964 : Déclic...et des claques (L'Esbroufe) de Philippe Clair : Sandra
* 1965 : Guerre secrète (The Dirty Game), sketch de Christian-Jaque : Monique
* 1965 : Trois chambres à Manhattan de Marcel Carné : Kay Larsi
* 1965 : Une femme disponible (La ragazza in prestito) d' Alfredo Giannetti : Clara
* 1966 : Les Sorcières (Le streghe) de Luchino Visconti, sketch : La Sorcière brûlée vive (La strega bruciata viva) : Valeria
* 1967 : Vivre pour vivre de Claude Lelouch : Catherine Collonbs
* 1967 : Le Journaliste (Zhurnalist) de Serguei Guerassimov
* 1968 : Les Gauloises bleues de Michel Cournot : La mère
* 1968 : Une histoire de femme (Story of a woman/Storia di una donna) de Leonardo Bercovici : Liliana
* 1968 : La Bande à Bonnot de Philippe Fourastié : Marie, la Belge
* 1968 : Il pleut dans mon village (Bice skoro propast sveta) d' Aleksandar Petrovic
* 1968 : Disons, un soir à dîner (Metti una sera a cena) de Giuseppe Patroni Griffi : Giovanna
* 1969 : Erotissimo de Gérard Pirès : Annie
* 1969 : La Vie, l'Amour, la Mort de Claude Lelouch : Juste une apparition
* 1969 : La Semence de l'homme (Il seme dell'uomo) de Marco Ferreri : La femme étrangère
* 1969 : Un homme qui me plaît de Claude Lelouch : Françoise
* 1969 : Clair de Terre de Guy Gilles : Maria
* 1969 : Dillinger est mort (Dillinger è morto) de Marco Ferreri : La fille